
Quelle est la réglementation en matière de
nuisances sonores dues à des établissements diffusant de la
musique ? Certains établissements ou locaux recevant du public
diffusent à titre habituel de la musique à haut niveau sonore,
tels les discothèques, piano bars, restaurants dansants. Sont
également concernées les salles polyvalentes, les salles des
fêtes, publiques ou privées, où est diffusée de la
musique amplifiée, y compris celles qui ne sont utilisées
à cet effet que pendant la période estivale. Sachez que la
réglementation en vigueur stipule que le niveau acoustique moyen ne doit
dépasser 105 décibels et 120 décibels en niveau de
crête, en aucun endroit accessible au public. L'isolement acoustique
entre l'établissement et les locaux destinés à
l'habitation doit permettre le respect de ces valeurs maximales. Si
l'isolement acoustique est insuffisant, il est interdit de diffuser de la
musique amplifiée sans un limiteur de pression acoustique
réglé et scellé.
Enfin, l'exploitant de chacun des
établissements concernés doit faire établir un dossier
d'étude d'impact des nuisances sonores ; ce dossier devant comporter un
certificat d'isolement acoustique établi par un organisme de
vérification agréé. Depuis la publication du
décret du 15 décembre 1998, aucun nouvel établissement de
ce type ne peut être autorisé à fonctionner s'il ne
satisfait pas avant son entrée en service aux prescriptions
précitées. De plus, les établissements déjà
en activité doivent être en conformité avec ce
décret.
Les infractions aux dispositions qui
précèdent sont constatées par procès-verbal
établi par : - les officiers et agents de police judiciaire, -
les inspecteurs de salubrité, - les agents des douanes et de la
répression des fraudes, - les agents de l'Etat assermentés
chargés de l'environnement, - les gardes champêtres et agents
de police municipale.
Ces agents agissent sous le contrôle du
procureur de la République qui doit être préalablement
informé des opérations envisagées en vue de la recherche
des infractions. Enfin, dans le cadre de ses pouvoirs de police, le maire
est chargé de réprimer les atteintes à la
tranquillité publique, les bruits, y compris les bruits de voisinage, et
tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique.
A noter : les infractions à cette réglementation sont
sanctionnées par des contraventions de cinquième classe : 10 000
F (soit 1 524,49 euros), 20 000 F (soit 3 048,98 euros) en cas de
récidive. Le préfet peut également prendre l'une des
mesures administratives suivantes : consignation des fonds destinés
à garantir l'exécution des travaux, exécution des travaux
d'office, ou suspension d'activité jusqu'à exécution des
mesures prescrites. Ces dispositions ne font pas obstacle, le cas
échéant, à des mesures de police spéciales que peut
prendre le préfet en application du code des débits de
boisson. |